Paroles

Retrouvez ici toutes les paroles de nos chansons.

  • Babeth

    À toi la fille du port, oui toi qui restes au nord,

    Qui me regardes dans l’air du matin,

    De mon île jusqu’à ton Lille,

    De mon lit jusqu’à ta ville

    Il y a cent mille et un chemins.

    Qu’on vive à Nantes qu’on vive à Vienne,

    Qu’on vive ailleurs qu’on vive à Sienne,

    Ou même à Roubaix, tant qu’on est un.

    Tant qu’on éteint les feux du ciel,

    T’en connais un qui s’émerveille,

    De la simple rumeur de tes seins.

     

    Moi j’ai les crocs Babeth,

    Et ton corps est un festin.

    Il a l’odeur des cigarettes,

    Et des fantasmes des lycéens.

    Il a l’odeur du souffre

    Et des nuits, oui des nuits, sans lendemains

     

    Et à Paris lors de l’automne, dans des taudis, des chambres de bonnes,

    On s’est serré face au destin

    Quand les années se sont tassées

    Quand la bohème en eut assez

    Je t’ai vue filer dans le lointain

    Dans les diners, chez les vautours

    Dans les alcools, et les faubourgs

    Dans les pubs, et les cafés bruns

    Brin d’ignorance, de suffisance,

    Plein de superbe et d’arrogance,

    On s’est promis de ne pas connaître la fin !

     

    Te souvient-il Babeth,

    De nos périples européens

    On en a traversé des rives,

    Lors des étés Nietzschéens,

    On en a traversé des crises,

    Le noir et la douleur au creux des mains

     

    Moi j’ai les crocs Babet,

    Et ton corps est un festin.

    Il a l’odeur des cigarettes,

    Et des fantasmes des lycéens.

    Il a l’odeur du souffre

    Et des nuits, oui des nuits, sans lendemains

     

     

    Benjamin Dufossé

  • Jamais seule

    Ils sont deux

    Dans ma tête depuis ce matin

    Depuis un rêve affreux

    Qui dans le réel survient

    Ce qui m’émeut

    Ce que de moi je retiens

    C’est que j’aime trop peu

    Ou pas assez bien

     

    Ils sont trois personnes

    Que j’avais oubliées

    C’est en moi que rayonnent

    Leurs mines affligées

    Des souvenirs qu’on emprisonne

    Des pensées refoulées

    Et alors on s’étonne

    D’en être submergé

     

    Ils sont quatre alors

    Le surlendemain

    Ils s’installent, dévorent

    Ce que j’avais de bien

    Ils s’entassent encore

    L’air de rien

    Pour faire place aux remords

    Pour faire place au malsain

     

    Ils sont cinq

    Qui m’incitent à me taire

    Je voudrais vaincre mes craintes

    Et leur faire la guerre

    Ce qui m’éreinte

    C’est que je dois les laisser faire

    Cette empreinte

    Qui semble me satisfaire

     

    Car je ne suis jamais seule

     

    Ils sont six maintenant

    Ils parlent en même temps

    Ils ont tous raison mais pourtant

    Moi je ne sais plus quoi faire

    Prendre une décision

    Devient le dilemme du siècle

    Trop de problème, j’arrête

    C’est comme vivre en enfer

     

    Ils sont sept, et me répètent

    Ce que je ne veux pas savoir

    Ils surviennent dans mon périmètre

    Près de moi viennent s’asseoir

    Ils sont sept petits maîtres

    Qui jouent à m’émouvoir

    Ils me donnent un air bête

    En me racontant des histoires

     

    Ils sont sept dans ma tête !

     

    Ils son huit

    Huit ça fait beaucoup

    J’aimerais prendre la fuite

    Mais ils sont partout

    Ils font que j’existe

    Malgré tout

    Huit ça m’invite

    A être folle, je l’avoue

     

    Ils sont neuf à l’intérieur

    C’est un peu contraignant

    Pour les amis qui d’ailleurs

    Ne me parlent plus vraiment

    Pour me comprendre, ça prend des heures

    Et les gens n’ont pas le temps

    Dans un monde l’on demeure

    Si l’on gagne de l’argent

     

    Ils sont dix, voyez la scène

    Ils sont dix dans mon esprit

    Ils sont dix, voyez la peine

    Avec laquelle je vis

    Partout où je vais ils viennent

    Pour me tenir compagnie

    Si j’étais seule, je serais sereine

    Mais je goûterais à l’ennui

     

    Ils sont onze à présent

    Ça fait du monde à nourrir

    Alors je lis de plus en plus souvent

    Je tente de les instruire

    Car c’est ensemble maintenant

    Que l’on doit se construire

    Puisqu’ils sont là pour un moment

    Ils me regarderont partir

     

    Ils sont douze petits êtres

    Qui n’obéissent jamais

    Qui refusent de se soumettre

    Qui me tiennent éveillée

    Je ne suis plus maître

    De mes pensées

    Lorsqu’ils me répètent

    Des choses chères à me rappeler

     

    Faire de la place !

     

     

    Je voudrais pendre à l’intérieur

    Ceux qui ne s’amusent de rien

    Ceux qui ne savent me rendre meilleur

    Ceux qui ne font rien de bien

     

    Je rêve de pendre à l’intérieur

    Faire de petits suicides collectifs

    Pour laisser la place au bonheur

    A quelques espoirs furtifs

     

    Repose le corps

    Dans un accord

    Se désaccorde pour de bon

    Trouver la corde

    Parfaite discorde

    Et reposer mon front

    Pour moins de ride

    Pensées sordides

    Nulles sensations

    Quand m’appelle le vide

    Lui comme un guide

    Qui crie mon nom

     

    Mais ils sont treize

     

    Ils sont treize

    Et se partagent ma tête

    Cervelle qu’on assiège

    Qu’il n’en reste plus une miette

    Treize êtres qui pèsent

    Dans ma personne fluette

    Et moi je gueule pour qu’ils se taisent

    Et me laisse m’en remettre

     

    Ils sont quatorze fantômes

    Des oublis retrouvés

    Qui ne se développent qu’à moitié

    Méli-mélo insensé

    Mélancoliques atomes

    Amnésiques pensées

    Obliques, affligées

    Et ne me quittent jamais

     

    Je suis quinze Aujourd’hui

    J’ai accepté l’évidence

    De la personne que je suis

    Entre raison et démence

    Lorsque je me suis dis

    Que ça n’avait plus de sens

    Que c’était infini

    J’ai retrouvé de l’aisance

     

    Car ce que l’on constate

    Une fois le monde observé

    C’est que d’autres se mettent en quatre

    Pour se tranquilliser

    Ils font face aux contrastes

    D’un monde tout entier

    De ces gens qui nous frappent

    Par tant de vies traversées

     

     

    Noémie Moal

  • Le sang des communards

    Le premier homme s'avance

    Il fait choir la place Vendôme

    Dernier symbole de l'Empire

    Le drapeau tricolore s'effondre

    Abandonnant son pinceau

    Il refusa de se Courbet

    Un siècle plus tard il est toujours censuré

    Pour une chatte dénudée

     

    Il coula rouge et noir, le sang des communards

    Il coula fier et noir, le sang des communards

    Il coula triste et noir, le sang des communards

    Il coula jeune et noir, le sang des communards

     

    Blanqui est relâché,

    C'en est fini de l'enfermé

    Quel socialisme demeure pour crier

    Crier ni Dieu ni Maître

    Ni Dieu, ni Maître,

    Crier ni Dieu ni Maître

    Ni Dieu, ni Maître,

    Crier ni Dieu ni Maître

     

    Il coula rouge et noir, le sang des communards

    Il coula fier et noir, le sang des communards

    Il coula triste et noir, le sang des communards

    Il coula jeune et noir, le sang des communards

     

    Où sont ils donc passés les naufragés du mois de mars

    Fusillés par l'armée d'un Thiers, ils gisent camarades en terre

    20 000 corps Parisiens dans une fosse commune

    20 000 corps Parisiens dans une fosse commune

     

    Il coula rouge et noir, le sang des communards

    Il coula fier et noir, le sang des communards

    Il coula triste et noir, le sang des communards

    Il coula jeune et noir, le sang des communards

     

    Benjamin Dufossé

  • Crise

    Je suis hantise

    Je suis morale

    Je suis normale

    Et je vous méprise

    Sur vous assise

    De façon banale

    Tout m’est égal

    Je suis fictive

     

    Je suis dans une démocratie de mauvais goût

    Riche maîtresse de peuples à genoux

    De ma fortune je vous fascine

    Mon corps, enclume, je vous opprime

     

    Jamais soumise

    Et pleine de rage

    Je suis présage

    Et je vous déprime

     

    Fille imprévisible de riches au pouvoir

    Fille offensive, fenêtre pour promouvoir

     

    Amour de dirigeants

    Pour jeux de dirigés

    C’est toujours plus élégant

    De se croire concerté

    De se croire concerné

     

    De croire

     

    De croire les vérités

     

    Que nous déclament

    Nos Chiens de Gardes

    De poésies en réclames

    Pour que chacun regarde

     

    Quand la peur vous gagne

    Un besoin s’immisce

    La folie pour compagne

    Pour trouver justice

     

    Je vous enracine dans des principes moraux

    Je vous décline, vous vide et vous gonfle d’égo

    Oui soyez tristes que je vous console

    Soyez moroses, que je vous empoisonne

     

    Vous mes esclaves

    Dans mes entrailles

    Faire du bétail

    De vos cerveaux en otage

     

    Prenez bien garde

    De ne pas rire de tout

    Ou je m’infiltre, m’immisce

    Pour vous rendre fou

     

    Je suis maladie

    Mais je suis sociable

    Quand le roi m’applaudit

    Je me régale

    Je ris

    Je suis maladie

    Occidentale

    Je suis maladie

    Tellement fatale

     

    Pour un peu plus d’hypocrisie

    Pour vous cacher l’impardonnable

    Pour prendre le contrôle de vos vies

    Pour les rendre pitoyables

    Pour mettre vos idéaux en sursis

    Pour que les plus riches s’installent

    Pour qu’il n’y ait plus d’idéologie

    Pour faire de vous des êtres instables

     

     

     

    Noémie Moal

     

     

     

     

     

     

     

  • Saint Malo

    J’ai laissé derrière moi, mon pays, ma terre

    Les armées du silence et du vide

    La ville et ses mirages, ses guerres d’identité,

    J’ai pris le parti d’en rire

    Plus de sang sur les doigts, ni de cendres au fond de l’âme,

    Je vogue vers Shangri-la, la tête creuse et les souliers sales

    à l’abri de tes remparts, sous l’ivresse du gai savoir,

    Je redeviens libre et candide

     

    À St Malo, à St Malo, on pourra lever l’ancre, le départ est pour bientôt

    Oh St Malo, oh St Malo, était-il bien nécessaire de brûler mes idéaux ?

    À St Malo, à St Malo, les prisonniers se rachètent, et filent incognito

    À St Malo, à St Malo, on pourra lever l’ancre, le départ est pour bientôt

     

    Brûlée ma lettre de marque, mes honneurs et mes galons

    J’affronterai l'océan, sans lanterne ni pavillon

    Je remonte à la grand’vergue, la parole à contre-vent

    Le couteau serré entre les dents,

    Qu’on vienne d’Arras, d’hier ou d’ailleurs,

    On a tous un port d’attache, une amarre dans le coeur

    Moi j’ai sabordé le passé, je l’ai flanqué par-dessus bord,

    Ne cherchez plus le corsaire, il est mort

     

    À St Malo, à St Malo, on pourra lever l’ancre, le départ est pour bientôt

    Oh St Malo, oh St Malo, était-il bien nécessaire de brûler mes idéaux ?

    À St Malo, à St Malo-oh-oh-oh

    À St Malo, à St Malo-oh-oh-oh

     

    À St Malo, à St Malo, on pourra lever l’ancre, le départ est pour bientôt

    Oh St Malo, oh St Malo, était-il bien nécessaire de brûler mes idéaux ?

    À St Malo, à St Malo-oh-oh-oh

    À St Malo, à St Malo, je retrouve mes idéaux

     

    Benjamin Dufossé

  • Les gens moins cons

     

    C’est un hommage sur plusieurs générations

    Pour ceux qui relèvent le niveau

    Pour ceux qui gardent la raison

     

    Ce serait dommage de ne pas faire une chanson

    Sur les gens que l’on trouve beaux

    Sur les gens moins cons

     

    Accrochez-vous

    En ce moment on n’est pas gâtés

    Dans ce monde en part de gâteau

    Un gâteau bien gaspillé

     

    Approchez-vous

    Car on ne va pas s’arrêter

    A cette bande de gâteux

    Mensonges, promesses, à la télé

     

    Avouez que ce n’est pas toujours facile

    Quand tous les jours il faut subir

    La connerie de l’espèce humaine

     

    Alors, on se crée des refuges fragiles

    D’amour en sourires

    D’humours en poèmes

     

    Entendez-vous

    Ces petits bonheurs qui résonnent

    Dans ces espaces de liberté

    Que l’on crée, que l’on se donne

     

    Regardez-vous

    J’en ai la tête qui bourdonne

    De voir tant de beauté

    J’en ai le cœur qui frisonne

     

    C’est un hommage sur plusieurs générations

    Pour ceux qui relèvent le niveau

    Pour ceux qui gardent la raison

     

    Ce serait dommage de ne pas faire une chanson

    Sur les gens que l’on trouve beaux

    Plutôt que dénoncer les bouffons

     

    Il m’aura fallu peu de temps

    Entre ma naissance et aujourd’hui

    Pour constater comment

    On nous impose un sursis

    On nous propose une survie

    On nous réprime gentiment

    On nous opprime lentement

    Pas de surprise finalement

    Pas de méprise n’est permise

    Pas de d’autre choix simplement

    Que ce qu’on nous autorise

    Alors il ne faut rien lâcher

    Pour se positionner

    Pour décider de sourire

    De fêter et de rire

    En attendant, en attendant, en attendant le pire

    En attendant une solution

    En attendant d’agir

    En prenant de bonnes résolutions

    En attendant de partir

    On fera les belles diversions

     

    Il faut dire qu’il nous arrive de perdre la foi

    Qu’il nous arrive de péter les plombs

    Quand face au monde nos cœurs vacillent

     

    On peut se dire alors, au plus profond de soi

    Qu’on connaît des humains moins cons

    Qui nous empêchent de partir en vrille

     

    Il leur a fallu peu de temps

    Pour m’apprendre qu’aujourd’hui

    Le monde s’asphyxie doucement

    Comme un feu mal parti

    Comme un livre mal écrit

    Comme un mauvais roman

    Comme un air emmerdant

     

    Si on ne peut rien faire là-dedans

    Si on n’a pas plus d’emprise

    Je proposerai plus souvent

    Un bras d’honneur à la crise

    Celle qu’on avale sagement

    Qu’on digère en ce moment

    Qu’on recrachera en chantant

     

    En chantant, des phrases poétiques

    Puisqu’on est content d’être là

    Dans cette chaleur sympathique

    Joyeux et chantant, des refrains héroïques

    Sur les fêtes que l’on fera

    Comme une résistance symbolique

     

    Il faut dire qu’il nous arrive de perdre la foi

    Qu’il nous arrive de péter les plombs

    Quand face au monde nos cœurs vacillent

     

    On peut se dire alors, au plus profond de soi

    Qu’on connaît des humains moins cons

    Qui nous empêchent de partir en vrille

     

    C’est un hommage sur plusieurs générations

    Pour ceux qui relèvent le niveau

    Pour ceux qui gardent la raison

     

    Ce serait dommage de ne pas faire une chanson

    Sur les gens que l’on trouve beaux

    Sur les gens moins cons !

     

     

    Noémie Moal

  • Monsieur (loin d'Arras)

    Et quand je marche dans tes rues,

    Je me repasse les films d’hier

    Mais il a fermé le bar « chez la vieille »

    Et toi Mathilde, on s’est perdu

    Les militaires sont dans le Sud

    Et leurs casernes sont des déserts

    Il n’y a plus d’ennemis, plus de CPE,

    Et dans le parc, même plus de bières !

     

    Même si les gens m’appellent Monsieur

    Il reste ici encore un lieu

    Pour faire revivre mes souvenirs

    Même si les gens m’appellent Monsieur

    Dans ce bahut, cette ville du Nord

    On sera tous restés des potes, des camarades

     

    Devant le beffroi, je regarde les filles

    Et je me sens vieux, comme un pervers

    Y’a des jeunes au café, qui rigolent,

    Et putain, j’reconnais personne

    Et toi Mathilde, on s'est croisé,

    Dans le métro, et tu ne m’as pas vu

    Tu as fait semblant de ne pas me voir

    Car à Paris on fait semblant de ne pas savoir

     

    Même si les gens m’appellent Monsieur

    Il me restait encore des rêves

    Et des sentiers à parcourir

    Même si les gens m’appellent Monsieur

    Il me restait encore la force

    De dérouiller les fatalismes et l’avenir

     

    Mais toi, sans le vouloir

    Mathilde, tu m’as tué

    Tu m’as volé ma mémoire

    D’un seul regard détourné

    A quoi, me sert encore

    De prier les reliques du passé

    Si elles n’ont de sens que dans cette ville

    Et que nous tous, on l’a quittée

     

    Maintenant que les gens m’appellent monsieur

    Il ne me reste que des vestiges

    Pour faire pleurer mes souvenirs

    Ici les gueules ne changent pas,

    Y a que les remparts qui s’effritent

    Et qui emportent les amitiés loin de la ville (loin d’Arras, loin du lycée)

     

    Benjamin Dufossé

     

  • Les Idées Noires

    Allez Lucien,

    Epaule ta carabine,

    Et tire sur les canards,

    Tu vises en plein dans le mille,

    Tu rentres le coeur léger,

    Tu marches à travers champs,

    Tu dis que c'est un loisir,

    T'as tué trois faisans.

     

    Quand les paumés de France ne refoulent plus leurs idées noires

    À moisir dans leur jus, leur mythes deviennent des exutoires

    Ils gueulent qu'on assassine la terre, le sang de leurs ancêtres

    Mais leurs avis sont des mensonges qu'à coup de promesses, on achète

     

    Allez Lucien,

    Tu regardes par la fenêtre,

    Ta rue est tellement triste,

    Que même les poubelles tirent la gueule

    Avant t'avais un frère,

    Il habite à côté,

    T'as plus rien à lui dire,

    Depuis qu'tu sais qu'il est PD

     

    Quand les paumés de France ne refoulent plus leurs idées noires

    À moisir dans leur jus, leur mythes deviennent des exutoires

    Ils gueulent qu'on assassine, la terre, le sang de leurs ancêtres

    Mais leurs avis sont des mensonges qu'à coup de promesses, on achète

     

    Allez Lucien,

    Tu pousses la porte du rade,

    Tes potes chômeurs sont là,

    ça te remonte le moral,

    Ce soir c'est politique,

    Y a l'autre à la télé,

    Toute la salle applaudit,

    Quand elle parle des étrangers

     

    Quand les paumés de France ne refoulent plus leurs idées noires

    À moisir dans leur jus, leur mythes deviennent des exutoires

    Ils gueulent qu'on assassine, la terre, le sang de leurs ancêtres

    Mais leurs avis sont des mensonges qu'à coup de promesses, on achète

     

    Allez Lucien, ce soir c'est carton plein,

    Tu descends dans ta cave, tu vas te foutre minable

    Allez Lucien, ce soir c'est carton plein,

    Ce soir c'est carton plein, ce soir c'est carton plein

     

    Benjamin Dufossé